Au fil du Rhône

Axe majeur de circulation des hommes et des marchandises entre l'Europe du nord et la méditerranées, la présence du fleuve a permis le développement d'Avignon, Tarascon, Beaucaire et Arles.

Beaucaire face à Tarascon à 45 minutes des chambres d'hôtes du clos des Sorgues
L'église Notre Dame des Pommiers à Beaucaire

Beaucaire

 

Fondée au VIIème siècle avant J.C., Beaucaire qui signifie « belle pierre »est pendant la période romaine une étape sur la voie Domitienne qui reliait l’Italie à l’Espagne.

Invasions barbares au moyen âge, guerres, ralentissent son développement mais une activité marchande importante voit son apogée avec la Foire de la madeleine, qui du 16ème au 19ème siècle apporte à la ville un rayonnement international.

 

L’arrivée du chemin de fer et l’arrêt du commerce fluvial ont progressivement anéanti la Foire de la Madeleine et la ville s'est endormie.

 

Beaucaire les hôtels particuliers
Beaucaire , le centre ancien

 

La ville est dominée par son château du XIème siècle, malheureusement démantelé par Richelieu ;  un port de plaisance ,  de nombreux hôtels particuliers, un bel hôtel de ville, des rues étroites et des placettes, tout est présent pour faire le bonheur des visiteurs !

Il reste que la ville n'a pas connu le développement touristique de certaines de ses voisines, le centre est très calme, pas de commerces élégants, pas de galeries : on peut  y voir de l'authenticité où ne pas apprécier cette atmosphère plus populaire...

Saint-roman à Beaucaire, visite recommandée par la maison d'hôtes le clos des Sorgues
L'abbaye troglodytique de Saint-roman

 

L'abbaye troglodytique de Saint Roman à Beaucaire

 

A la fin du Vème siècle, des moines ermites s'installèrent sur les collines dominant le Rhône, dans des cavités naturelles du massif de l'Aiguille.

Les moines vont agrandir les cavités de la colline de Saint roman pour y créer chapelles et habitat.

Devenu abbaye Bénédictine, elle sera fortifiée et au XIVème siècle avant de décliner.

 

 

La chapelle de l'abbaye de Saint-Roman
Abbaye de Saint-Roman, la chapelle

 

 

Des éléments troglodytiques importants sont visibles lors de la visite :

La chapelle de 100 m2 avec une voute de coeur romane et le siège du prieur taillé dans la roche.

Les cellules des premiers moines réaffectées ensuite à d'autres usages.

Au XVIème siècle, Le site est vendu à un particulier qui transformera l'abbaye en château fortifié, pour être finalement démantelé au XIXème siècle.

Le Rhône vue de l'abbaye de Saint Roman, au loin, les Alpilles
Vue sur le Rhône de l'abbaye de Saint-Roman
Le château du roi René
Le château de Tarascon

Tarascon

 

 Tarascon et Beaucaire se font face, de part et d'autre du Rhône

Négligée aussi par les touristes, Tarascon se met insuffisamment en valeur, présentant une atmosphère beaucoup moins opulente que certaines villes voisines et un centre ville très calme où les commerces à orientation touristique sont rares.

Elle mérite néanmoins une visite, ne serait-ce que pour le très intéressant château du roi René.

 

 

Le château féodal de Tarascon
Le Rhône et le château du roi René

 

Ce Chateau féodal compte en effet parmi les plus beaux de France ; d'abord un castrum à l'époque romaine, puis une forteresse, Louis II, duc d'Anjou et comte de Provence décida de construire en lieu et place l'actuel château en 1400 ; Il fut achevé par Louis III et le roi René 35 ans plus tard.

En 1652, lors de la fronde contre Louis XIV, on tira canon et mitraille contre le château et sa garnison rebelle, provocant des impacts encore visibles aujourd'hui.

 

Le visiteur y découvrira de belles salles avec sculptures gothiques flamboyantes, voutes d'ogives et plafonds à caissons, réparties sur 3 étages. Certaines pièces ont longtemps servi de prisons, on remarquera de nombreux  graffitis de prisonniers, souvent datés du 18ème siècle ; beau panorama du sommet de la terrasse du château.

L'apothicairerie de Tarascon, présentée dans le château
Les pots de pharmacie présentés sur des étagères du 18ème siècle

 

 

 

 

 

 

Une apothicairerie complète la visite.

 

L’apothicairerie de l’ancien hôpital Saint-Nicolas de Tarascon est créé après la terrible peste de 1721.

Elle est désormais exposée au château.

Les remarquables pots de pharmacie ont été fabriqués par la manufacture royale de Montpellier au début du 18ème siècle ; les boiseries sont l'oeuvre de 2 menuisiers de Tarascon et furent réalisées en 1742.

 

Arles

Arles située à 1 heure de route des chambres d'hôtes le clos des Sorgues
Arles, vue générale de la ville

Le site, est occupé dés la préhistoire ; Sa position stratégique attire les phéniciens, puis les grecs mais en 49 av.J.C, Arles soutient Jules César contre Pompée et la gratitude de l'empereur fera d'Arles la 2ème capitale du monde romain, lui assurant développement et prospérité. La ville conserve son dynamisme au cours des siècles ; Industrielle au XXème siècle, Arles rebondit après la crise en prenant une orientation touristique, artistique et culturelle.

L'amphithéâtre d'Arles est très bien conservé et restauré ; édifié au Ier siècle, il pouvait accueillir 20000 spectateurs. C'est le 20ème plus grand monument de l'empire romain.

Au moyen âge, plus de 200 bâtiments et 2 églises ont peu à peu été construits à l'intérieur ; le monument a été complètement dégagé en 1826.

 

Arles, le théâtre antique
Le théâtre antique d'Arles

 

 

Parmi les autres monuments, le théâtre antique pouvait accueillir 12000 personnes.

Accessibles par la mairie, les chryptoportiques sont antérieurs aux arène et théâtre, car ce sont les fondations de l'esplanade du forum.

Les thermes de Constantin sont un autre témoin de la vie urbaine romaine. 

Les Alyscamps à Arles
Les Alyscamps

Les Alyscamps

 

 

Un autre site remarquable, un peu à l'écart du centre ville d'Arles, les Alyscamps dont le nom vient du latin Elisii campi "Champs Elysées", la voie qui conduit au royaume des morts selon les romains.

Les Alyscamps, une des 5 nécropoles d'Arles,  prit de l'importance à partir du Ve siècle après J.-C., lorsque le culte de saint Genest attira des fidèles de l'Europe entière désireux de se faire enterrer sous la protection du martyr ; le site devint le départ de l'une des routes pour Compostelle.

L'allée actuelle a été aménagée au XVIIIème siècle, bordée de sarcophages des alentours, sans doute pour la décoration…Elle mêne à l'église Saint-Honorat.

Le charme des lieux inspira Van Gogh et Gauguin qui y réalisèrent plusieurs toiles.

Les plus beaux sarcophages des nécropoles ainsi que de très belles collections archéologiques allant de la préhistoire à l'antiquité tardive sont rassemblés et bien mis en valeur dans le musée de l'Arles antique. En 2013, le musée a ouvert une nouvelle aile pour présenter un chaland romain du 1er siècle long de 31 m extrait du Rhône ainsi que des centaines d'objet provenant eux aussi du fleuve qui est une mine d'objets antiques enfouis dans la vase.

Le cloître Saint-Trophime à Arles
Le cloître Saint-Trophime

 

 

 

 

 

Arles, ce ne sont pas seulement des témoignages de l'époque romaine, mais aussi des monuments du moyen âge, la primatiale et le cloître Saint-Trophime et de la renaissance, hôtel particuliers, tour de l'horloge et hôtel de ville.

De 1888 à 1889, sur une période d'un peu plus d'un an, Van Gogh a peint à Arles 185 toiles, dans une fureur créatrice.

Malheureusement, Arles n'en a conservé aucune ; l'espace Van Gogh, l'ancien hôtel dieu où séjourna Van Gogh après s'être coupé l'oreille, est maintenu dans un état proche de celui peint par l'artiste en 1889 "le jardin de la maison de santé"

Le musée Réattu présente des oeuvres d'artistes provençaux et une belle collection d'oeuvres contemporaines, dont une salle consacrée à 57 dessins de Picasso ; le musée est hébergé par un palais renaissance au bord du Rhône.

                        L'ancien hôtel dieu version 1889 par Van Gogh et version espace Van Gogh aujourd'hui