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L'aqueduc de Roquefavour près d'Aix-en-Provence
L'aqueduc de Roquefavour

L'Aqueduc de Roquefavour

Situé à Ventabren, il fait partie du canal de Marseille qui achemine l'eau de la Durance à Marseille.

 

Dés le XVIIème siècle, la cité phocéenne se développe rapidement et rencontre des problèmes liés au manque d'eau et au défaut d'hygiène ; mais ce sont les sécheresses de 1834 puis l'épidémie de choléra qui vont emporter la décision de construire le canal de Marseille.

L'aqueduc de Roquefavour permet de franchir l'Arc.

La construction débute en 1841, dure 6 ans et emploie 5000 ouvriers dont 300 tailleurs de pierre.

Le résultat : un ouvrage de 83 m de haut et 393 m de long, le plus haut ouvrage en pierre au monde.

Le canal de Marseille et l'aqueduc sont toujours en service actuellement : après avoir alimenté la ville en totalité, ils fournissent désormais 2/3 de l'eau de la cité.

 

Site-mémorial du camp des Milles

Le camp des Milles est un camp d’internement et de déportation, c'est en France le seul grand camp intact et accessible au public.

C'est aujourd’hui un musée d’Histoire et des Sciences de l’Homme unique en France, qui s’appuyant sur son histoire, permet de comprendre comment les discriminations, les racismes, l’antisémitisme et les extrémismes peuvent mener au pire.

 

 

 Installé dans une vaste tuilerie réquisitionnée, plus de 10 000 personnes y furent internées dans des conditions difficiles entre 1939 et 1942.

 

L'histoire du Camp des Milles témoigne de l'enchaînement des intolérances xénophobes, idéologiques et antisémites ; la plupart des internés s'étaient réfugiés en France pour fuir le totalitarisme et les persécutions en Europe ; Plus de 2 000 hommes, femmes et enfants juifs furent déportés depuis le Camp des Milles vers Auschwitz, via Drancy et Rivesaltes.

Ils faisaient partie des 10 000 Juifs de la zone dite libre, qui ont été livrés à l'occupant allemand par le gouvernement de Vichy, puis assassinés dans les camps d'extermination.

 

 

En 1939, la France commence par interner dans le camp les ressortissants Allemands réfugiés en France, la plupart étant antifasciste ; parmi eux, des artistes comme en témoignent les traces et dessins que l'on découvre lors de la visite.

Le camps termine sa carrière comme camp de déportation des juifs.

 

La visite est très intéressante, on découvre dans quelles conditions précaires ont pu s'entasser et survivre jusqu'à 3500 personnes, mais aussi un volet historique de cette période et un volet de réflexion qui conduit à s'interroger sur les mécanismes qui ont permis au cours de l'histoire de perpétrer des génocides tels que celui des Arméniens, des Juifs ou encore des Rwandais.